Sport Guinéen: La Problématique des infrastructures sportives en Guinée(constat) !

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Indépendante depuis 1958, la république de Guinée peine toujours à se doter des infrastructures sportives de qualité alors qu’elle s’apprête à organiser la CAN 2025, la plus prestigieuse compétition continentale. Pourtant qui parle de sport, parle forcément d’infrastructure et c’est cet élément primordial qui constitue l’un des points noir qui empêche le développement du sport en Guinée et cela est dû au manque de volonté politique de nos dirigeants.

Le football qui est la discipline reine, est confronté à de sérieux problèmes des infrastructures adéquates qui defavorises son développement sur le plan local. En jetant un regard sur les différents sites footballistiques de la Guinée, vous verrez qu’il ya un manque criard d’infrastructure sportive de base. À part, le stade de Coleah, le stade de l’amitié de kamsar, le stade Dr Hilal Gassim de Sangaredi, le stade Elh Saïfoulaye Diallo de Labé dans le fouta,où il existe déjà des installations. Certains terrains au-dela d’absence d’installation, sont confronté à un problème de relief (des terrains accidentés), d’autres terrains ne sont que des espaces libres clôturés. Pour les stades cités ci-dessus, il n’ya pas grand-chose à faire à ces niveaux, il suffit tout simplement de leur doter de pelouses synthétiques à l’image du stade M’balou Mady Diakité Glao de Kankan qui a bénéficié d’une pelouse synthétique grâce à un natif sur fond propre. Mais le stade 1er mai de Boké, le stade préfectoral de Dubréka, le stade Dah Bangoura de fria, le stade préfectoral de coyah, le stade Fodé Fissa de Kindia, le stade Kankou Moussa de Siguiri, le stade préfectoral de Nzérékoré et autres, il reste beaucoup à faire sur ces sites. Après 61 d’indépendance, la Guinée ne dispose que d’un seul stade homologué par la CAF et la FIFA, d’ailleurs qui se trouve présentement dans une dégradation très sévère. Le nouveau stade de Nongo récemment baptisé “Stade Général Lansana Conté” de Nongo fruit de la coopération chinoise, construit il ya plus d’une décennie n’a toujours pas abrité sa première rencontre officielle internationale.

Parlant des autres disciplines, pour le Basket-ball, c’est le palais des sports du stade du 28 septembre qui est la seule infrastructure de la capitale pouvant abriter une compétition de grande envergure et la bluezone de kaloum qui vient en apoint pour les matchs du championnat et autres tournois. A l’intérieur du pays, les villes minières sont doté d’infrastructures multi-disciplinaires notamment à Kamsar, Sangaredi, Fria…sans oublié la ville de Mamou aussi.

Pour le handball, le gymnase du stade du 28 septembre entièrement financé par Mamadouba Paye Camara, président de la Fédération Guinéenne de handball, est le seul bijou de cette discipline en Guinée. Pour preuve, nouvellement construit, ce gymnase a abrité au mois de juillet 2016 le tournoi de la zone II.
La boxe, l’athlétisme ,la natation, la boule et pétanque, Le volley-ball, Le patinage,le tennis  etc…sont entre autres disciplines qui sont laissé pour compte. Pas d’accompagnement. Par exemple la natation, il n’ya Jusqu’à présent pas de piscine olympique pour les athlètes. Les nageurs guinéens s’entraînent dans la piscine privée de Marocana, un espace de loisirs contigu à la clôture du stade du 28 septembre qui ne répond à aucun critère olympique.

À 5 ans de l’organisation de sa première coupe d’africaine des nations, rien n’est encore visible sur le terrain sur le plan infrastructurel, hormis la mise en place du COCAN 2025 et l’octroi d’un siège au comité. Or, organiser une compétition comme la CAN demande l’implication des politiques. Donc c’est un véritable défi infrastructurel qui attend la Guinée.
Pour rappel, la Guinée a obtenu cette organisation en 2014 à l’époque Domani Doré, ministre des sports, qui avoua après avoir quitté la tête du département que la Guinée avait présenté un dossier vide. Autre aspect à signaler, la Guinée avait postulé pour l’organisation de la CAN 2019 ou 2021 puisque c’était les deux éditions qui étaient inscrit à l’ordre du jour au cours d’une assemblée extraordinaire de la CAF à Adis-Abeba. Vu que la Guinée a perdu l’attribution de ces deux éditions et elle n’a jamais organisé auparavant une édition de son histoire, la CAF avait finalement décidé dans la foulée de l’octroyé l’organisation de l’édition 2023. Mais suite au glissement des CAN 2019, 2021 et 2023 la Guinée s’est retrouvé en fin de compte organisatrice de celle de 2025. Une occasion que la Guinée doit saisir pour construire des infrastructures sportives afin d’éviter le sort du Cameroun en 2019 puisqu’il qui a vu sa CAN réattribuée à l’Égypte pour le non achèvement de certains sites devant abrité le tournoi. La Guinée est déjà averti. Comme on le dit le plus souvent, un homme averti en vaux deux. Une situation qui ne va point inquiéter la Confédération Africaine de Football puisqu’elle a toujours une issue de secours. Ce fut le cas du CHAN 2016 que le Maroc devrait abriter, a été finalement transféré en Afrique du Sud. La CAN 2019 que le Cameroun devrait organiser a été delocalisé en Égypte. Tous ces exemples doivent servir de leçon à l’État guinéen de prendre les choses au sérieux afin d’honorer son engagement mais aussi sauvé l’honneur de son pays en organisant la CAN 2025 sur son sol. Alors le pain est déjà sur la planche de la Guinée.

La rédaction

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