Floraison des académies en Guinée: Éducateurs,Formateurs et entraîneurs, il est temps de vous former !

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C’est une très bonne nouvelle pour le football guinéen, le pays est sur la voie de transformer son football (de la rue au professionnalisme ). Depuis 2012, ils sont nombreux ces mécènes qui ont accepté d’investir leurs avoirs dans le sport roi du pays. Une manière de permettre à cette discipline de retrouver le sommet qui lui échappe depuis plus de 40 ans. Ces hommes ont accepté d’investir au prix de leurs courages pour redonner la joie à la jeunesse et à tout le peuple de Guinée.

Après tant d’efforts et de sacrifices consentis, deux de ces mécènes ont réussi à bâtir des projets gigantesques et ambitieux ( Antonio Souaré et KPC ) , à travers leurs clubs respectifs, qui entrent dans la formation des futures élites de notre football. Je veux parler des deux académies ( centre sportif de Yorokoguiya et académie KPC ) qui s’apprêtent à accueillir dans les années à venir les futurs pensionnaires. D’autres aussi sont entrain d’emboîter le pas à l’image de Titi Camara, Mathurin Bangoura Bouba Sampil et tant d’autres pour ne citer que ceux-ci.

Cela est une très bonne chose pour le devenir de notre football, une occasion que doivent mettre à profit nos éducateurs, formateurs et entraîneurs pour aller se former et être dans la logique du professionnalisme. En Guinée, nombreux sont ces éducateurs et formateurs qui ont appris le football dans le tas sans réellement appartenir à une structure et qui ont ainsi évolué sans une véritable formation adéquate. Alors il est temps pour ne pas qu’il soit trop tard. Une telle opportunité est à saisir, mais avec une compétence méritée. Le mal de notre football est profond en dépit de tout ce travail abattu par ces mécènes. Les infrastructures, la formation et l’organisation sont entre autres des défis à relever pour être dans le concert des nations.

Ces investissements sont réalisés à coup de millions de dollars, en aucun cas ils doivent être à la merci des médiocres ou des opportunistes qui, certainement, se baseront sur leur petite expérience acquise sur le plan local sans diplôme. Le monde du football actuel exige des préalables pour bien mériter un poste (le diplôme ). Et, pourtant ils sont très nombreux ces entraîneurs qui se réclament formateurs, alors qu’ils n’ont aucun diplôme pour empêcher ces mécènes de solliciter l’expertise étrangère. Il est temps pour eux d’être fin prêts afin de diriger ces différents centres de formation.

Cela entre dans la valorisation des compétences locales. Ne soyez pas frustrés si de telle situation venait à se poser puisqu’on ne peut investir des millions de dollars dans un projet pour prendre des médiocres.

Lance koivogui 

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