​Passage de la CAN à 4 ans «un choix regrettable pour le football africain» Thierno Sadou Diakité

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La récente décision de la Confédération africaine de football (CAF) continue de susciter de vives réactions dans le milieu sportif africain. Parmi les voix critiques, celle du doyen Thierno Saïdou Diakité, plus connu sous le nom de Doyen Tino, se distingue par sa fermeté et sa profondeur d’analyse. Il déplore une orientation qui, selon lui, ne sert ni les intérêts du football africain ni ceux de ses acteurs.

1. Une CAF sous l’influence de la FIFA
Pour le doyen Diakité, cette décision est avant tout « regrettable pour le football africain ». Il estime que la CAF agit avec une certaine docilité face aux orientations imposées par la FIFA.
Selon lui, le réaménagement du calendrier de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) répond davantage aux besoins de la FIFA, soucieuse d’alléger son propre agenda de compétitions dictées par des considérations essentiellement financières. Une situation qui, à ses yeux, relègue les priorités du continent africain au second plan.

2. Le rôle crucial des fédérations africaines
Face à ce qu’il considère comme un déséquilibre, le doyen Tino appelle les fédérations africaines à assumer pleinement leur responsabilité. Il leur revient, selon lui, de faire entendre leur voix afin de défendre les intérêts du football africain sur la scène internationale.

Il évoque notamment l’idée d’une CAN organisée tous les quatre ans, qu’il juge envisageable à certaines conditions. Toutefois, il met en garde contre les effets négatifs que pourrait engendrer la future Ligue des nations africaine, notamment si celle-ci venait à porter préjudice à l’organisation et à la visibilité du Championnat d’Afrique des Nations (CHAN).
3. Préserver le football africain et la santé des joueurs

Au-delà des enjeux financiers, le doyen Diakité insiste sur une priorité fondamentale : la sauvegarde et le développement du football africain. Pour lui, la promotion du football sur le continent passe par la multiplication et la valorisation des compétitions.
Cependant, il alerte sur les risques liés à une surcharge du calendrier international. Une telle accumulation de matchs pourrait entraîner une saturation physique des joueurs, avec des conséquences directes sur la qualité du jeu. « Le spectacle en pâtirait sérieusement », prévient-il, soulignant la nécessité de trouver un équilibre entre compétitions, performance et bien-être des athlètes.

Ama Camara

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